RÉGIONS CENTRE BLIDA

Aïssaouia : Un bout d’histoire à dépoussiérer

le 13.08.15 | 10h00

 

Que l’on prenne la route de Bougara (wilaya de Blida) pour aller à Aïssaouia (ou El Aïssaouia), dans la wilaya de Médéa, ou que l’on emprunte celle de Larbâa- Tablat on doit d’abord aborder plusieurs virages, mais une chose est sûre : l’air pur, la nature dans toute sa beauté, dans toute sa splendeur seront au rendez-vous. Un trajet (agréablement)  interminable vers les hauteurs en serpentant. Des paysages paradisiaques à couper le souffle.`

De temps à autre, des chutes d’eau, véritables merveilles pour les visiteurs habitués à la grisaille et à la morosité de la ville. Entourée par Tablat, Souhane et Deux bassins, Aïssaouia est située à 8 km du siège de la daïra (Tablat), à 754 m d’altitude. C’est l’une des communes les plus anciennes de la région et elle s’étend sur 70 km2 pour une population de 3763 habitants (selon le dernier recensement), soit une densité de 53,8 hab/km2.

Quand on met le pied à Aïssaouia par l’un des deux accès, on est surpris par le silence et une léthargie apparente. Le temps semble s’être arrêté depuis longtemps dans ce coin perdu de la wilaya de Médéa. Mais la disponibilité de ses habitants est remarquable : Hamani Mohamed, premier adjoint du P/APC (ce dernier étant en congé) nous reçoit dans son bureau et nous parle avec passion de sa commune, et surtout de son histoire.

Et dire qu’ils sont nombreux ceux qui ne savent pas que l’héroïne Lalla Fatma N’Soumer, appelée «la Jeanne d’Arc du Djurdjura» par l’historien Louis Messignon, est morte à Aïssaouia. «Une fois capturée, l’héroïne du Djurdjura est placée en résidence surveillée à Aïssaouia. Elle y meurt en 1863, à l’âge de 33 ans, éprouvée par son incarcération et affectée par la mort de son frère Si Tayeb en 1861.

Elle est enterrée près de lui au cimetière de Sidi Abdallah (Aïssaouia). Le 29 octobre 1994, ses restes iront au carré des martyrs du cimetière El Alia, à Alger.» Passionnant récit, fierté des habitants d’El Aïssaouia, raconté par l’élu n° 2, Hamani Mohamed, premier adjoint de cette petite commune qui mérite d’être connue et considérée, à juste titre, comme la «véritable» dernière demeure de Lalla Fatma N’Soumer.

Le musée qui porte le nom de cette héroïne et qui contient quelques effets de cette grande dame, la stèle érigée devant le cimetière de Sidi Abdallah et la tombe (quoique vide) témoignent du séjour de cette grande combattante dans cette petite commune qui n’a pas eu sa part de reconnaissance.

Rahmani Mohamed , Quotidien national El Watan
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