Causes de la rareté de l'ail

11-03-2011 / Article extrait du quotidien "Le Temps d'Algerie"

Il est introuvable sur le marché national

 

Toute la production d'ail algérien exportée vers l'Europe

 

La rareté de l'ail algérien constatée sur le marché national s'explique par son exportation en grandes quantités vers notamment les pays européens, selon des sources des services agricoles.

«Toute la production d'ail algérien est exportée vers l'Europe», nous ont indiqué des responsables des services agricoles. Les opérations d'exportation d'ail seraient derrière l'absence, voire la disparition totale de ce produit maraîcher «national» des étals. En effet, il suffit d'effectuer un petit tour au marché du quartier pour constater que l'ail algérien est introuvable, et ce, depuis au moins six mois.

 

Les seules variétés d'ail disponibles chez les marchands sont celles importées de Chine et d'Espagne, mais dont la qualité et la saveur laissent à désirer. Un responsable d'une chambre d'agriculture de l'est du pays nous a expliqué qu'«une grande quantité d'ail algérien est exportée en Europe.

 

Les restaurateurs des pays européens ont toujours apprécié ce produit qui conserve une saveur et un goût inégalés, puisqu'il est produit en mode bio». «Les grands chefs cuisiniers l'ont souvent exigé de leurs fournisseurs», a-t-il ajouté, soulignant que «ce sont plus de 30 000 tonnes d'ail qui sont exportés vers la France, l'Espagne, l'Italie, la Suisse, l'Allemagne, les pays du Bénélux, le Royaume-Uni, la Suède et même la Russie». «L'ail est cédé à 90 centimes d'euro le kilogramme.

 

C'est un prix concurrentiel, par rapport au prix de l'ail espagnol, de moindre qualité, qui est cédé à 1,20 euro/kg. L'ail chinois est de son côté boycotté par les restaurateurs, même s'il est vendu à 60 centimes d'euro/kg», a-t-il expliqué. Pour leur part, les grossistes confirment l'exportation de presque l'ensemble de la production d'ail algérien, depuis l'été dernier, saison de récolte de l'ail.

 

«Les productions d'été des régions de Tablat (Médéa) et de Chelghoum Laïd (Sétif) ont été achetées puis stockées par quatre exportateurs qui les ont par la suite vendues en octobre à des négociants du sud de la France. Ces derniers ont à leur tour vendu ces quantités à des grossistes de pays européens», affirment nos sources.

 

Les marchands de légumes disent, de leur côté, ne plus trouver d'ail algérien chez leurs fournisseurs traditionnels depuis l'été 2010. Ce n'est nullement l'exportation de ce produit qui pose problème mais plutôt sa rareté dans le marché national.

 

M. B.   

 

 

 

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