Handicap congénital

 

Le handicap congénital atteint 65% des personnes âgées de 0 à 19 ans.

Près de 2 millions d’Algériens vivent avec un handicap. 28% des cas sont héréditaires ou atteintes congénitales. Ce chiffre communiqué, jeudi à Alger, résulte d’une enquête menée par le département de la santé, en collaboration avec l’Office national des statistiques (ONS) et plusieurs agences onusiennes en Algérie dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale des handicapés qui coïncide avec le 3 décembre.

Face à l’inéluctable, ces personnes sont privées de leur libre arbitre. Rien ne peut être changé, notamment avec une science de l’hérédité peu développée dans le pays. Il convient d’accepter avec résignation. Pour les personnes âgées de 0 à 19 ans, le handicap congénital atteint 65%, alors qu’il est de 34,1% chez la population âgée de 20 à 59 ans. Dans ce contexte, le Pr Djamil Lebane, chef de service de néonatologie au CHU Mustapha-Pacha a indiqué, en se référant aux statistiques de l’OMS, que «65% des cas de handicap chez l’enfant peuvent être dépistés entre la 22e semaine de grossesse et le 6e jour postnatal».

Cela concerne les atteintes modérées. Quant aux handicaps sévères, ils sont dépistés entre 6 et 12 mois. L’intervenant a relevé plusieurs facteurs pouvant être à l’origine de l’handicap de l’enfant, notamment âge avancé de la mère qui se traduit par une naissance d’un enfant malformé. Les femmes qui fument mettent la vie de leur foetus en danger. Devant cette situation, le gouvernement algérien, rappelons-le, a promulgué, en 2005, le décret sur la périnatalité et la néonatalogie suivi par un plan d’action national qui vise à améliorer la sécurité de la mère et de l’enfant lors de la grossesse, de l’accouchement et à assurer des soins de qualité aux nouveau-nés. Sur sa lancée, le spécialiste a précisé que les populations les plus exposées à un handicap sont les enfants prématurés et les nouveau-nés souffrant de manque d’oxygène.

Le nombre de bébés prématurés est de plus en plus croissant en Algérie. «Si ces derniers ne bénéficient pas d’une prise en charge adéquate, ils développeront des déficiences pouvant se transformer en handicap», prévient le Pr Lebane. D’autre part, le Pr Messaouda Haridi, chef de service de néonatalogie au CHU Hassan-Issad de Béni Messous, a révélé qu’un tiers des handicaps chez les enfants sont dus à l’asphyxie au moment de la naissance.

En dépit de la prise en charge de 50% des enfants souffrant de ce genre d’handicap, 35% ne réussissent pas dans leurs études même si le handicap n’est pas apparent. Parmi les facteurs causant l’asphyxie du nouveau-né, la spécialiste a cité l’absence d’un bon suivi de la grossesse ainsi que le diabète, l’hypertension artérielle et les maladies cardiovasculaires chez la femme enceinte. Pour réduire le taux d’asphyxie des nouveau-nés, le professeur Haridi a appelé à l’ouverture de services de néonatalogie à travers l’ensemble du territoire national et à assurer un bon suivi de la femme enceinte.

A noter que le CHU de Béni Messous enregistre à lui seul, 10.000 naissances par an dont 10% de cas d’asphyxie durant les premières minutes de l’accouchement.

Fouad IRNATENE

 

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